Comment se préparer à un contrôle fiscal
Le commencement du contrôle
fiscal
•
Le contrôle fiscal commence obligatoirement par
un avis de vérification adressé par l’inspecteur des impôts à la
société au moins 15 jours avant le début du contrôle. Le défaut
de notification de cet avis ainsi que le non-respect du délai peuvent entraîner
l’irrégularité de la procédure.
•
Cette règle ne souffre d’aucune exception.
•
Bien que les textes de loi ne le précisent pas,
l’avis doit comporter notamment :
–
L’impôt ou les impôts concernés
–
La période visée (généralement les quatre
dernières années)
–
L’identité de la personne ou des personnes
chargées du contrôle)
–
La date fixée pour le début du contrôle.
La durée du contrôle fiscal
•
La loi fixe la durée du contrôle à :
–
3 mois pour les sociétés dont le Chiffre
d’affaires ne dépasse pas 50 millions de DHS
–
6 mois pour les sociétés dont le chiffre
d’affaires excède ce seuil
–
Si une seule année parmi les exercices vérifiés
fait figurer un chiffre d’affaires qui dépasse 50 millions de DHS, la durée
serait de 6 mois.
–
Cette durée peut être continue ou discontinue (c’est
le cas généralement).
•
Le contrôleur a donc largement le temps pour
faire son travail : donc, ne cherchez pas à le faire « traîner ».
•
Ne sont pas comptés dans les périodes de 3 et 6
mois les interruptions dues au défaut de présentation des documents comptables
lors du déclenchement de la procédure de vérification.
Comment se préparer à un
contrôle fiscal
Vos Archives
•
le
livre journal;
•
les
journaux et livres auxiliaires ou divisionnaires ;
•
le
grand livre ;
•
le
livre d'inventaire ;
•
les
inventaires détaillés (des stocks et des produits en cours, etc.) lorsqu'ils ne
sont pas recopiés intégralement sur le livre d'inventaire ;
•
les
fiches des clients et fournisseurs (grands livres auxiliaires clients et
fournisseurs) ;
•
les
balances du début et de fin d’exercice.
•
les
rapports des commissaires aux comptes ;
•
le
registre et les procès-verbaux des assemblées générales (ordinaires et
extraordinaires) ;
•
les
rapports des vérifications externes d’audit effectuées dans l'entreprise par
des experts ou spécialistes ;
•
le
livre et les fiches de paie sur support papier ou support informatique.
Que faire en cas de perte d’archives
•
Conformément
au dernier alinéa de l’article 211 du C.G.I., en cas de perte des
documents comptables, les contribuables doivent obligatoirement en informer
l’inspecteur des impôts, selon le cas, de leur résidence habituelle, du lieu de
leur siège social ou de leur principal établissement, par lettre recommandée
avec accusé de réception, dans les quinze (15) jours suivant la date à laquelle
ils ont constaté ladite perte.
•
Cette
lettre d’information doit comprendre les circonstances de la perte, la date et
le détail des documents perdus.
•
La
perte déclarée par le contribuable peut résulter d’un cas de force majeure
indépendant de la volonté du contribuable (vol, inondation, incendie).
•
L’administration
peut, en cas de doute sur la perte déclarée par lettre d’information ou de la
réalité des faits y afférent, rechercher par tous les moyens de preuve la
confirmation ou l’infirmation de cette perte. La déclaration de perte
justifiée, évite aux contribuables les sanctions prévues par la loi.
•
Dans
le cas où le contribuable reconstitue sa comptabilité avant le contrôle, l'administration
est en droit de rectifier les bases initiales d'après les éléments dont elle
dispose en respectant, selon le cas, la procédure prévue à l’article 210 ou
211 du C.G.I.
•
A
défaut de reconstitution de la comptabilité et si la perte des documents n’est
pas justifiée par le contribuable, la procédure est poursuivie conformément aux
dispositions de l’article 229 du C.G.I. relatif à la procédure de
taxation d’office pour infraction aux dispositions relatives à la présentation
des documents comptables et au droit de contrôle.
Comment se comporter face à un
contrôleur fiscal
•
Bien l’accueillir
•
Bien l’installer
–
Un bureau correct
–
Des outils de travail (Photocopie, calculatrice,
etc.)
–
Eviter les discussions non formalisées.
•
Lui communiquer tous les documents et que les
documents obligatoires (attention, la non communication des documents peut
constituer un motif de taxation d’office).
–
Les pièces justificatives,
–
Les différentes déclarations (IS, acomptes, TVA,
9421, etc.)
–
Les journaux
–
Les grands livres
–
Etc.
–
Désigner un chargé du contrôle fiscal qui sera
l’unique interlocuteur
•
Bien vérifier que les différents délais sont
respectés par l’administration : le non-respect constitue un vice de forme passible
du rejet de tout le résultat du contrôle fiscal. Tout irrespect du délai doit
être argumenté et conservé jusqu’à la fin de la procédure.
•
Se faire assister d’un conseiller fiscal
La notification et les voies
de recours
•
Les phases de la procédure contradictoire sont :
•
1ére notification à la société des redressements
envisagés et de leurs motifs
•
Acceptation expresse ou observations de la
société (délai 30 jours)
•
2éme notification après examen des observations
de la société (60 jours)
•
Acceptation expresse ou pourvoi de la société
devant la commission locale de taxation
•
Recours devant la commission nationale du
recours fiscal
•
Recours devant le tribunal
NB: Durant toute cette procédure, il y a possibilité
de trouver un arrangement à l’amiable avec l’administration fiscale et c’est la
voie la plus courante.

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