–
Le code du travail a revu à la hausse l’indemnité de licenciement.
Cette indemnité a été doublée. L’employeur doit respecter le préavis ou
verser l’indemnité compensatrice de préavis.
Indemnité de licenciement :
L’indemnité de licenciement est égale par année d’ancienneté ou fraction d’année de travail effectif à :
– 96 heures de salaire pour les 5 premières années de travail ;
– 144 heures de salaire pour la période d’ancienneté allant de la 6éme à la 10éme année ;
– 192 heures pour la 11éme à la 15éme année ;
– 240 heures pour la période dépassant 15 ans.
Cette
indemnité est calculée sur la base du salaire moyen perçu pendant les
52 semaines précédant la date de licenciement. En aucun cas le salaire
servant de base pour le calcul de l’indemnité ne peut être inférieur au
SMIG.
Indemnité de préavis
Dans le cas d’une
rupture du CDI sans préavis, la partie responsable doit verser à l’autre
partie une indemnité de préavis égale à la rémunération prévue.
Les dommages et intérêts
En
cas de rupture abusive du contrat de travail par l’une des parties, la
partie lésée a le droit de demander des dommages – intérêts.
Les
dommages -intérêts sont dus en cas de licenciement en l’absence de motif
valable, d’un salarié disposant d’une ancienneté de travail d’au moins
six mois (licenciement abusif).
Le montant des dommages – intérêts
est fixé sur la base du salaire d’un mois et demi par année ou fraction
d’année de travail sans dépasser le plafond de 36 mois. C’est assimilé à
un licenciement abusif le fait que le salarié est contraint de quitter
son travail en raison des fautes graves commises par l’employeur.
Ces
dommages – intérêts sont cumulables avec l’indemnité de préavis et
l’indemnité pour perte d’emploi, mais ne peut être cumulée avec
l’indemnité de licenciement.
- Le reçu pour solde de tout compte
Le
reçu pour solde de tout compte doit être signé par les deux parties et
visé par l’inspecteur du travail. Il peut être contesté par le salarié
dans le délai de 60 jours.
6. Maternité et mineurs
- Le congé de maternité est désormais de 14 semaines au lieu de 12 semaines ;
- Les mineurs ne peuvent être employés ni être admis dans les entreprises ou chez les employeurs avant l’âge de 15 ans révolus.
7. Durée du travail
- La
durée légale passe de 48 heures à 44 heures par semaine ou à 2288
heures par an pour le secteur non agricole et 2496 heures pour le
secteur agricole ;
- Un plafond journalier de 10 heures pour le secteur non agricole ;
- Une journée se situe entre 6h et 21 h.
La
durée du travail peut être réduite, en cas de crise économique
passagère. Le salaire payé ne doit pas être inférieur à 50 % du salaire
normal.
8. Heures supplémentaires
– Les heures de travail effectuées au-delà de 10 heures par jour quel que soit le mode horaire adopté ;
– Les heures de travail excédant 44 heures par semaine en cas d’horaire hebdomadaire normal ;
– Les heures de travail dépassant 2288 heures en cas d’annualisation.
– Majorations de 25 % entre 6 heures et 21 heures pour les activités non agricoles et 5h et 20h pour les activités agricoles ;
– Majorations de 50 % entre 21 heures et 6 heures pour les activités non agricoles et 20h et 5h pour les activités agricoles ;
– Ces majorations sont portées respectivement à 50% et 100% pour les jours de repos hebdomadaires.
9. Repos hebdomadaire et repos des jours fériés
- Liste des jours fériés payés :
– 11 Janvier : Commémoration de la présentation du manifeste de l’indépendance
– 1er Mai : Fête de travail
– 30 Juillet : Fête du trône
– 14 Août : Journée Oued Ed-Dahab
– 20 Août : Commémoration de la révolution du Roi et du Peuple
– 21 Août : Fête de la jeunesse
– 6 Novembre : Fête de la marche verte (Almassiratou Al Khadra)
– 18 Novembre : Fête de l’indépendance
– Fête Al Maoulid, Fête Al Adha, Premier Moharem et Aîd AL Fitre.
10. Permissions d’absences pour événements familiaux.
– Mariage du salarié : 4 jours ;
– Mariage d’un enfant ou petit enfant : 2 jours ;
– Décès d’un frère ou d’une sœur du salarié : 2 jours.
11. Congés annuels
–
Tous les salariés ont droit après 6 mois de travail continu à un congé
annuel égal à 1,5 jours par mois de service et de 2 jours par mois de
service pour les âgés de moins de 18 ans ;
– La durée du congé
annuel payé est augmentée à raison d’un jour et demi de travail effectif
par période entière de cinq années de service, sans qu’elle dépasse 30
jours de travail effectif ;
– Le cumul des congés ne peut dépasser 2 ans;
– Le fractionnement du congé ne peut être inférieur à 12 jours ouvrables ;
– Le salarié doit être informé de son départ en congé 30 jours avant la date de son congé.
12. Services médicaux du travail
- Dispositions reprises par le nouveau code :
Elles concernent les employeurs assujettis, dont l’effectif est
supérieur ou égal à 50 salariés ; le service médical autonome devient
obligatoire,
- Nouvelles dispositions : Ces dispositions portent sur les éléments suivants :
– La réglementation a été étendue aux exploitations agricoles et forestières et aux entreprises d’artisanat industriel ;
– L’institution du comité d’hygiène et de sécurité (CHS).
13. Rémunération
- A compter du 01/07/2012, le SMIG a augmenté de 5 %
– Dans le secteur industriel, commercial, et privé, le SMIG est fixé à 12.24 DH par heure
– Dans le secteur agricole, le SMIG est fixé à 63.39 DH par jour
– 5% du salaire versé, après 2 ans de service ;
– 10% du salaire versé, après 5 ans de service ;
– 15% du salaire versé, après 12 ans de service ;
– 20% du salaire versé, après 20 ans de service ;
– 25% du salaire versé, après 25 ans de service.
14. Délais prévus par le Code
– Délai de préavis : fixé par catégorie d’emploi (délai minimum est de huit jours) ;
– Délai de dénonciation du solde de tout compte : 60 jours à partir de la date de l’accusé du reçu ;
–
Délai d’introduire une action en justice : 90 jours en cas de
licenciement à partir de la notification de la décision de licenciement,
2 ans pour le paiement des salaires, accessoires et congés annuels
ainsi que pour le paiement d’indemnité liée à la résiliation du contrat
de travail.
15. Obligations selon l’effectif
- Entreprise employant 10 salariés et plus
– Etablissement d’un règlement interne dans les deux années suivant son ouverture ;
– Organisation d’élection pour la désignation de délégués du personnel ;
– Tout licenciement collectif (plus d’un salarié) est soumis à l’autorisation administrative.
- Entreprise employant 50 salariés et plus
–
Mettre à la disposition des salariées (dont le nombre dépasse 50
salariées âgées de plus de 16 ans) une chambre d’allaitement et si
possible une crèche pour enfant ;
– Installation d’un comité d’hygiène et de sécurité ;
– Installation d’un service médical du travail ;
– Institution d’un comité d’entreprise ;
- Entreprise employant 100 salariés et plus : possibilité de constitution d’un bureau syndical.
16. Institutions sociales
C’est
une nouveauté du code. Ce comité est constitué dans les entreprises
disposant au moins 50 salariés. Il a un rôle consultatif sur toutes les
questions relatives aux changements structurels de l’entreprise, à la
gestion des ressources humaines, au bilan social, à la stratégie de
production, à l’élaboration des projets à caractère social au profit des
salariés, à l’apprentissage, à la formation insertion et à la formation
continue.
Il est composé de deux délégués du personnel et d’un ou deux délégués syndicaux et présidé par l’employeur.
Le comité est tenu de se réunir tous les six mois pour assurer le suivi de l’évolution de l’activité de l’entreprise.
C’est une nouveauté du code. Le bureau syndical est prévu pour les entreprises employant au moins 100 salariés.
Les
membres du bureau peuvent être de 1 à 6 représentants en fonction de
l’effectif et sont désignés par le syndicat le plus représentatif à
l’issue des dernières élections.
Leurs missions consistent en la
présentation du dossier revendicatif à l’employeur, la défense et la
négociation des revendications collectives, la participation à la
conclusion des conventions collectives.
Dans l’ensemble, les dispositions qui régissent cette institution ont été reconduites dans le nouveau code du travail.
C’est
une nouveauté du code. Les négociations collectives entre les
partenaires sociaux sont dotées d’un cadre juridique qui fixe leur
objet, attribution et fonctionnement. Elles ont pour objet de déterminer
et d’améliorer les conditions de travail et de réguler les relations
entre les employeurs et les salariés et leurs organisations respectives.
Le
cycle des négociations ne peut durer plus de 15 jours à compter de la
date d’ouverture des négociations entre les deux parties.
- Comités d’hygiène et de sécurité
Ces
comités doivent être créés dans les entreprises employant au moins 50
salariés. Ils ont pour mission d’identifier les risques professionnels
au sein de l’entreprise, de veiller sur l’application des prescriptions
légales relatives à la sécurité et à la santé des travailleurs,
d’assurer que les instruments et les dispositifs de sécurité soient
convenablement utilisés, d’assurer la protection de l’environnement à
l’intérieur et aux alentours de l’entreprise de réaliser des enquêtes
sur les accidents de travail et d’établir un rapport annuel sur
l’évolution des risques professionnels dans l’entreprise.
Ces
comités sont composés de l’employeur ou son représentant, du chef de
service de la sécurité, du médecin du travail, de deux délégués du
personnel et d’un ou deux délégués syndicaux.
Ces comités se
réunissent trimestriellement sur convocation du président. Le temps des
réunions, considéré comme temps de travail, est rémunéré en conséquence.
Chbani & associés audit
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